[ Il était une fois, puis une autre, puis d'autres à la fois© ]

[ Il était une fois, puis une autre, puis d'autres à la fois© ]
Il recevait chaque matin, un bouquet de fleurs mortes, qu'il posait dans un vase sans eau. Il n'avait d'autre amis que son crayon et ses croquis, sa seringue et sa douleur.
Il recevait chaque matin, un bouquet de rose mortes qu'il posait machinalement dans un vase sans eau.
Chaque samedi il partait acheter sept nouveaux vases pour les roses à venir. L'appartement était rempli de ces fleurs dont il ne fallait pas s'occuper. Et jamais il ne s'était posé la question, de savoir pourquoi, comment, et de qui lui parvenait ces fleurs.
Il n'avait d'autres amis que son crayon, ses croquis, sa seringue et sa douleur.
Seringue qui entrait dans ses veines, pour enlever la douleur. Douleur qui sortait de ses veines, ne laissant que le rêve. Rêve qui enveloppait son crayon, liberait ses envies, habitait le papier, créait un monde nouveau.
Monde de magie. Magie étrange et inconnue. personnages fictifs aux quels il inventait une histoire, un passé, un présent, un avenir. Fixés sur le papier à jamais, rêvant de s'envoler, seul lui les connaissait. S'était lié d'amitié avec la fée, racontait des blagues le soir avec le lutin bourré, et s'endormait toujours tout contre la lutine sans histoire.
La Lutine sans histoire avait été crée un soir sans seringue. Il y a trés longtemps. C'était avant tou, avant l'appartement, avant les roses mortes, avant tout ça. Un soir de douleur. La main tremblait, le crayon avait du mal à obeir, les yeux se fermaient regulierement de douleur.
Quand le dernier coup de crayon fut donné, il regarda son oeuvre. La lutine était là, pas vraiment souriante, et pourtant.. Un bouquet de roses mortes à la main. Bien centrée au milieu de la page. Pas si jolie que ça, et pourtant.. Il tenta, comme à son habitude, de s'evader, pour inventer à la lutine son passé, son présent, son avenir. Mais non, rien. Ce jour là, il s'enerva contre lui-même, brisa 18 vases, hurla comme jamais. Cela faisait si longtemps qu'on avait pas entendu le son de sa voix.. Il chercha l'erreur, que se passait-il pour que son oeuvre ne puisse pas vivre? Qu'avait-il fait de mal par rapport aux autres fois ? C'était evident.. Il s'empressa d'enfoncer l'aiguille dans son bras. Celle qui donne de la vie à ses oeuvres en lui volant la sienne. Mais il était trop tard. Il s'écroula sur le dessin, en demandant "pardon, pardon.."
Et s'endormit tout contre elle, la lutine sans histoire.

Un matin il se reveilla, et la lutine n'était plus là. Pas de dessin sous l'oreiller. Il chercha partout, retourna toute la maison, pleura autant qu'il put. Rien n'y fut, La lutine sans histoire avait disparu. La Fée tenta de le consoler, le lutin bourré lui proposa un coup à boire, mais non. Aucun de ces dessins n'avait cette importance, aucun de ces dessins ne lui donner un sens. Au moment de mettre ses tête entre ses mains pour se morfondre, il remarqua enfin..
Dans le creux de sa main, saignaient ces quelques mots :

" Il fait beau aujourd'hui, et moi je suis partie pour m'inventer cette vie que tu n'a pas su trouver. Dites adieux aux rose mortes, et bonjour à ma vie."

La sonette retenti. Il ouvrit la porte en gemissant toujours.

Sur la palier, un bouquet de roses rouges respirait.

Mais voilà, l'homme était égoiste. Sa lutine sans histoire n'avait le droit de vivre que sous son oreiller. L'homme était égoiste, sa lutine sans histoire n'avait pas droit de vivre si c'était pour rappeler, que lui était bien seul, que lui se laissait crever.
Il ecrasa le bouquet, l'enferma dans le noir, et le mit à secher. Le posa dans un vase sans eau, et s'assit sur une chaise pour mieux le regarder.
Les dessins l'observait, un peu jaloux sans doute, et puis perplexes, surtout.
Il resta là sur la chaise, à observer le bouquet mourire pendant plus de deux jours. C'était à n'y rien comprendre. Les roses restaient rouges, et rien ne voulait pourrire. L'homme se mit à pleurer.

Il n'avait d'autres amis que son crayon, ses croquis, sa seringue et sa douleur.
Il n'avait d'autre amour, que ce dessin raté qui voulait le quitter.

Il croyait avoir donné vie à celle qui le faisait vivre. Mais il avait raté quelque chose..

Une semaine passa, le bouquet était toujours le même. Soudain, on frappa à la porte.

[ Pourquoi ne sonne-t-il pas, ce foutu livreur ? ]

L'homme ouvrit la porte.

...

Elle ne souriait pas, et pourtant.. Elle n'était pas si jolie, et pourtant ..


La nuit tombe sur la ville. Dans l'appartement, les dessins ferment les yeux pour ne pas pleurer. Les croquis, le crayon, la seringue, et la douleur ont perdu un ami.
Là, sur la parquet, est allongé l'artiste. Sur son torse, on pouvait voir saigner ces mots :

"Ma vie contre la tienne. Avec tout mon amour."

Signé, là, prés du nombril : " La lutine, ton histoire".

# Posté le jeudi 02 décembre 2004 09:26

[ Flemme ]

[ Flemme ]
Flemme de mettre le DVD dans une enveloppe, d'écrire l'adresse de la lune, en faisant bien attention de pas trop écrire comme une fille. [ Je me demande si je vais pas taper tout ça à l'ordi moi :x si j'ai pas .. la flemme :/ ]

Flemme de faire la compil', de la mettre dans un petit coli, avec des MnM's dedans et des shokobons et le reste.

Flemme de faire mon français.

Flemme de mettre un pull.

Flemme d'esperer.

Flaime.



[ Mais le temps qui passe n'est pas à tes yeux, un argument apparement suffisant. Alors je reste à ma place, et tu restes à ta place, en attendant vivement le printemps. ]

# Posté le mercredi 01 décembre 2004 16:07

( La fille guimauve ]

( La fille guimauve ]
La fille guimauve, moi j'la hais.

Elle est trop rose, elle rie trop aigu, elle est prétentieuse, elle soupire bêtement en s'écroulant sur son lit, un sourire niais collés à ses levres trop rouges.
Elle réflechit pas, plus. Elle dessine des coeurs sur ses cahiers. A des pensées secrètes et des cahiers secrets rempli d'un amour stupide qui ne fait que la hanter. Elle à le coeur qui bat pour un oui pour un non. Elle rêve d'un dîner aux chandelles ou il reglerais l'addition. Elle n'a pas honte de lui, ni d'elle, elle se trouve trés jolie, elle le dit pas, ça fait rebel.
Elle hurle comme dans un manège, sauf qu'elle est dans sa chambre. Elle a un carnet d'adresse repli, elle pense toujours à lui, mais lui, c'est jamais le même.
Elle dit "je t'aime" comme elle dit bonjour, elle dit que "c'est inexplicable ce que j'ressent". Alors elle explique pas, et heureusement. Sinon ca degoulinerait, ca collerait, rose bonbon et cotillon, moi j'dis non.
Elle a confiance en elle, et en lui quelques fois. Elle a 40 miroires, 12 brillants à levres, du mascaré violet et des jean serrés délavés exprés.

Non pardon, je m'emporte, je m'éloigne, je stéréotype, je generalise.

La fille guimauve, elle dégouline elle begaye et elle est ridicule. Voilà.

Pourvu que la fille guimauve ne se cache plus en dedans de moi, pourvu qu'elle arrète de parler de lui, pourvu qu'elle arrete de parler de toi. Merci.

# Posté le mercredi 01 décembre 2004 15:18

[ Si on en parlait ? ]

[ Si on en parlait ? ]
Suite à des questions étranges sur le qui est qui de pourquoi du comment, je présente brievement :

Cassandre : Chou pour les intimes. Cassandre elle est dure a parler comme ça " tu cherche et aprés PAF tu sais comme la fille là mais oui euh.. Ouais voilà. Bah lol. J'sais plus mais bon t'as compris quoi". Moi j'haime (:

Roméow : C'est personne et il comprend rien. Et un jour, bientôt, on va s'barrer ( Et putain que c'est bon de se dire que c'est même pas juste un rêve ) :)

Anne-So : Bon. Vous direz ce que vous voudrez, on dira ce qu'on voudra, elle a beau être super d'une autre dimension que nous, parfois trés hard niveau relations humaines, mais merde, elle est là, c'est deja enorme hein.

Noaime : Noaime elle est pas expliquée dans le dico. Y a qu'elle qui veut bien avoir la patate avec moi, qui veut bien voler avec moi, pogoter avec moi, tuer la lune avec moi, se contreddire avec moi, boire du coca avec moi, sourire avec moi, chanter fort avec moi. Et ce qui est mogique, c'est que sans moi, elle le fait tout aussi bien (:

Kevin : Kevin c'est le warrior; Deux ans aprés, toujours là, même pas amoché dis-donc. Moi j'aime bien parce qu'il m'apprend des tas de choses, et il a la classe, et c'est le meilleurs, de tous j'vous dis, le meilleur (:

Perrine : Avec Perrine on se suit toujours dans le lycée. Elle sans moi, c'est aussi absurde que moi sans elle. Elle est tarée comme j'aime, j'commence à comprendre que c'est une super rêveuse. J'dirais jamais que j'l'haime, parce que ça s'dit pas, mais quand même, wouaw quoi. Perrine elle est du genre à m'offrire du coca pour se faire pardonner d'un truc bidon. Perrine elle me sert fort fort quand j'ai froid. Perrine elle a jamais d'argent, elle se plaint tout le temps, des ois je crois qu'elle est malade de la tête, et c'est drôle. (:

Voilà. Bonsoir.

# Posté le mardi 30 novembre 2004 17:33

[ Chère Lune ]

[ Chère Lune ]
Tu sais c'est pas que j'te deteste, juste que je m'demande parfois, pourquoi t'existe autant pour autant de gens ?
J'ai eu une amie, une fois, qui t'idolatrait, qui disait que tu lui faisais penser à moi, elle trouvait ça beau, tu comprends.
Il parait que t'es jolie. J'en ai jamais douté, ça non, mais c'est pas un peu injuste tout ça ? Cette amie que j'avais, m'a donné envie de te hair.
Te detester rien que pour la contredire elle, j'y ai pri gout.

L'amie est partie. La lune est restée.

J'ai parlé autours de moi, il est evident que tu ne dérange personne. Des centaines de gens, de 7 a 117 ans se confient à toi chaque nuit.
Moi je dis que tu es l'ostie du diable, j'ai appris à ne pas aimer le cailloux orgueilleux qui entend les paroles de chacun sans jamais les écouter.

J'ai aussi un ami, peut être le meilleur, qui dit que tu es sa seule fidèle. Moi je trouve ça injuste. Evidement, toujours au même endroit au même moment, pas difficile d'être fidèle au poste lorsqu'on a nul-part ou aller.

Mon soleil, il brule les yeux, il est dangereux, il brule la peau, il sèche les eaux. Mais toi.. Toi sage Lune, toi qui est muse de tous les poètes, toi qui n'en branle pas une, et que l'on idôlatre. Toi l'indécise, un jour pleine un jour croissante, et on te laisse choisir les marées, guider nos calendriers, non, j'suis pas d'accord.

Je porte plainte.



Devant le tribunal :

_"On appele à la barre des accusés : la Lune."

Et la Lune apparut. Et tout le monde sourit devant tant de beauté. Et moi, moi l'avocat du diable, il parait, je suis seule contre tous, à ne pas t'adorer. Je m'arme de mes meilleurs arguments, et je parle, je parle sans arret, je m'épate, mes arguments sont choc, je ferme les yeux, j'y crois déjà, plus de lune pour guider vos pas..
Puis j'ouvre les yeux. Et t'es toujours là, et tu souris même pas, vide, terne, sale, moche. Oui, moche, j'ai dis.
Et ils sourient ces cons. L'assemblée ne m'écoute pas, tu les hypnothise, ton manque de vie les ensorcèle.
Soudain la porte s'ouvre. personne ne se retourne, tout le monde te regarde, t'admire en silence.

Moi, je me retourne, répugnée par ton insolence.
Y en a un, ou une , je sais pas et je m'en fous. Il arrive, du violet des les cheveux, et de la peinture sur les mains. Et il a deux flingues, et y m'en donne un.
Et là.. Pan ! Pan ! Pan !

Lait de lune et sang de nuit, pleurez marmaille, je vous avez prevenu.
Depuis, je traine ma contraddiction derrière moi, des fois devant, ça depend. Et on est recherché, pour atentat à la lumière, à la beauté, à la muse des muse, à celle que vous aimez, et que l'on a tué.

# Posté le mardi 30 novembre 2004 16:40